
En
1960, Gabriel Sumeire (né en 1937), à l’occasion des recherches effectuées
pour sa thèse de doctorat en droit soutenue à l’Université d’Aix en Provence
sur la « Communauté de Trets à la veille de la révolution », retrouva dans
de vieilles archives communales des traces de ses ancêtres, qui habitaient
déjà le village au XIIIème siècle.
En 1238, un Sumeire faisait déjà partie de
l’assemblée des Notables et en 1554, c’est Honoré Sumeire qui signait une
transaction avec les Barons de Trets.
Depuis cette date, la famille a compté dans ses
rangs des médecins, des notaires, des prêtres mais aussi des verriers, des
bergers et des cultivateurs. Certains furent membres du conseil de la
Communauté de Trets, le Conseil Municipal de nos jours ; un Laurens Sumeire
était maire de Trets et député aux Etats de Provence en 1789.
Tout au long du XIXème siècle, c’est dans
l’agriculture et le négoce du vin que la famille a exercé son activité.
Jean-Baptiste Sumeire, puis son fils Jean-Baptiste Marius, continuèrent la
tradition familiale. Il
fallut cependant attendre le début du XXème siècle pour que, sous
l’impulsion de Gabriel Sumeire, né en 1880 fils de Jean-Baptiste Marius (†
en 1912), les activités prennent une tournure plus importante.
En effet, Gabriel, poursuivant l’action de ses ancêtres, donna à la
production et au négoce de vin un essor qui, très vite, lui permit
d’agrandir considérablement le nombre de ses domaines.
A sa mort, en 1968, les propriétés furent
partagées entre ses 5 enfants qui arrêtèrent l’ancienne activité de négoce
de vin pour se consacrer uniquement à l’exploitation de leurs vignobles.
Elie Sumeire, l’aîné des enfants, secondé par ses
deux fils, Gabriel et Jean-Pierre, continua à mettre en valeur les domaines
familiaux ainsi que ceux de son épouse, Nelly Estève, elle aussi originaire
de Trets et petite fille de Jean-Baptiste Gautier, marchand de grains et
également vigneron et cultivateur.
Lire la suite :
Nos traditions
vigneronnes, aujourd'hui, ... |