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Caves reconstruites et développées

Bâtie au milieu des
vignes la propriété de Château Coussin, qui doit son nom à J.-B Cous-
sin, avocat à la cour d'Aix-en- Provence au XVllI' siècle, dresse ses
murs de pierres et ses toits de tuiles rouges. Elle fut achetée en
1904 par Jean-Baptiste Gautier, grand-père de Nelly Estève, épouse d'Elie,
l'aîné des enfants de Gabriel. Pour la petite histoire, Jean-Baptiste
Gautier et Jean-Baptiste Sumeire, grands-pères d'Elie' et de Nelly,
étaient voisins el amis.
A la mort de son père,
Elie, secondé par ses deux fils, Gabriel et Jean-Pierre, poursuivi son
œuvre en faisant fructifier les domaines familiaux ainsi que ceux de
sa femme.
C'est sous la direction d'Elie que le vignoble fut replanté de cépages
plus nobles, syrah, cinsault, grenache... qui font l'appellation côtes
de Provence aujourd'hui Sainte-Victoire, et que les caves furent
reconstruites et développées.
En 1989, la famille franchi un autre palier en prenant en main
la commercialisation des vins mis en bouteilles à la propriété.
A la disparition d'Elie, en 1994, Gabriel et Jean-Pierre continuent à
administrer les biens de la famille bientôt re- joints par Olivier et
Sophie, les enfants de Gabriel. Comment assume-t-on pareil héritage ?
« Ce métier est un métier
de passion, confie Sophie
Denante-Sumeire. A 14 ans, ce n'est pas forcément celui que
l'on choisit, mais bien vite il vous prend aux tripes et on
s'identifie totalement à ce qu'on fait. La façon dont l'héritage est
vécu dépend aussi des rapports avec la famille. « Fais à ton
idée! » : cette phrase de mon père, constamment en
mémoire, correspond tout à fait à l'esprit
d'équipe de notre maison. »
Aujourd'hui les châteaux
Sumeire recensant Château Cous- sin Sainte-Victoire à Trets, Château
l'Afrique à Cuers et Château de Maupagues à Puyloubier, représentent
environ 300 hectares de vignes soit une production de 1,5 million de
bouteilles.
Nicole EMILIANI -
Publié dans "La Provence" du 29 juillet 2003 |
Rendons à César ...
Dans les années trente, Elie Sumeire, qui
visitait régulièrement les marchands de vin de Marseille, s'arrêtait
inévitablement dans le quartier de la Belle de Mai, et plus
précisément dans le magasin de M. Baldaccini, dont le fils, César,
allait devenir le sculpteur mondialement connu.
Bien des années plus
tard, dans les domaines, s'est engagé une véritable réflexion sur
l'esthétique des emballages, des étiquettes et des cartons des
bouteilles de vin.
En 1986, à l'occasion
d'une rencontre, Gabriel, le fils d'Elie, aborde la question avec
l'artiste. Un an plus tard, César crée l'oeuvre originale, une
compression-collage des étiquettes des Châteaux, qui servira à
réaliser le "carton César" et l'étiquette du "Ref C.S."
Une façon d'honorer
l'amitié de son père pour la famille Sumeire, et son attachement au
terroir. "Je le ferai pour vous et pour la Provence", avait lancé le
sculpteur.
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